04 décembre 2007
Un jour comme à la grève.
Voici une anecdote qui m'est arrivé y'a un an de cela. C'était pas un jour de grève de transport mais c'était presque comme.
Ce matin sur la ligne
A, j'apprends qu'un rail est cassé (du moins, c'est ce que je crus comprendre),
résultat : un train en retard, un quai noir de monde.
Ma gare a bien beau
n'être qu'en début de ligne, les places assises seront difficilement accessibles.
Face à autant de monde, la moindre des choses seraient qu'on nous envoie un RER
à deux étages.
Juste pour éviter que
les gens étouffent de trop.
Et bien non ! Ce n'est
pas le cas ! Pourquoi nous envoient-ils toujours des petits RER quand il y a
autant de monde ?
Et une fois le train
arrivé, là pas de quartier, tout le monde charge comme un troupeau de gnous
dans une cage d'escaliers.
Le comportement des
gens, ça m'a toujours fasciné, surtout dans ce genre de situation :
« 'Poussez
pas woh !... Faites attention où vous mettez les pieds !... Nan mais ça va pas,
'faut vous calmer des fois ! », et une fois les portes fermés, une fois
tous compressés les uns contre les autres, il y a comme qui dirait des liens
qui se créent. Certaines personnes rigolent entre elles, d'autres sont
solidaires quand quelqu'un se sent mal, ou ceux qui nous quittent (avec
beaucoup de difficultés) disent au revoir à tout le monde tout en souhaitant
bon courage au gens.
Y'a pas à dire quand
les gens sont plus proches, ils se sentent plus proches.(Et ça peut sentir fort)
Moi perso, je ne
pouvais bouger ni les bras ni les jambes, trop serré.
Arrivé à une certaine
gare, que vois je rentrer ? Une très jolie jeune black. Je me suis retrouvé
soudainement collé à son dos.
C'est une situation à
la fois avantageuse tout en étant désavantageuse.
Tout les hommes le
diront, la trique ça ne se contrôle pas, ça se subit. Et quand on est serré
ainsi, il faut parfois faire preuve de ruse pour ne pas passer un sal moment.
De plus, la demoiselle (en essayant de se caler de manière plus ou moins confortable)
frottait son corps contre le mien. Je sentais les rondeurs de ses fesses
appuyées contre ma cuisse. Heureusement que j'étais légèrement tourné ou sinon
elle l'aurait senti.( bon je ne suis pas gaulé comme un taureau, mais je n'ai
rien d'un asticot non plus.)
La question que je me
suis posé sur le coup, c'était si elle remarque la chose, lequel de nous deux
se sentirait le plus gêné ?
Ce qui n'empêche que
malgré la gène, je ne me sentais pas trop mal, bien au contraire même. Mais
malheureusement pour moi, il me restait assez de présence d'esprit pour bondir
hors du train (tel une gazelle qui... gazouille) quand le conducteur nous a
annoncé qu'un autre RER était juste derrière. Avec probablement plus de place selon lui.
Pourquoi
malheureusement ? Et bien parce que l'autre train était tout aussi bondé, mais
cette fois-ci une fois à l'intérieur, c'était entre trois moustachus que je me
suis retrouvé.
Sur le coup, ce ne fût
plus de la gène que j'ai ressenti, mais un profond regret.
08 décembre 2007
Confusion...
Voici une anecdote qui m’est arrivée un soir après le
boulot, alors que je venais de recevoir ma première paye.
Youuupiii j’ai eu ma première paye !!! Je sens qu’après le boulot, mon porte-monnaie va servir.
Première chose à prendre : un nouveau sac à dos. La lanière de mon vieux sac s’est cassée récemment, et j’en ai plus qu’assez de le porter à la main.
19h30, je quitte le travail, direction Chatelet. Une fois là
bas, je m’avance vers le Forum des Halles. Tiens, j’ferai bien un tour à la FNAC.
Bon, c’est fermé. Dommage, j’aurai tellement voulu me prendre le DVD de Batman le défi (depuis l’temps que j’voulais le revoir c’te film.).
C’n’est pas grave, mon sac avant tout. Tiens, un magasin de sport, parfait pour se trouver quequ’chose à s’mettre sur l’dos.
Bon, c’est fermé. J’regarde dans la vitrine tout de même, histoire de voir s’il y a c’que je cherche.
Mmmmh alors,… des ballons, des ballons, des ballons et euh… un extincteur.
Sur le coup j’me dis qu’c’est pas trop c’que je cherche. J’vais voir ailleurs.
Ironie du sort d’ailleurs, c’est dans ce même magasin que
je réussis à me trouver plus tard le sac que je cherchais. Comme quoi le destin
...
Je vais voir ailleurs.
Ailleurs, je m’aperçois que tout est fermé dans le coin, j’me dis donc sur le coup (avec une perspicacité qui frise le respect) que tout doit être fermé après 19h ici.
Je sors donc.
En me baladant dans les ruelles du coin, je constate que pas mal de boutiques de vêtements sont ouverts. Des vêtements pour weshs surtout (ou vêtements de lascars si vous préférez), mais… pas de sac en vue. Le désespoir commence à s’emparer de moi.
Tout à coup, quelque chose captura mon attention. Une boutique, avec une présentation qui m’était alors inconnu. En effet, un rideau couvrait l’entrée. Je m’approche et remarque aussitôt des écrits : « Lesbiennes, gay, sadomasochisme… »
Aussitôt, j’eu comme un déclic : « Ca doit être un sex-shop. »
Je recule de quelques pas et remarque l’enseigne lumineuse rose flashy que je n’avais pas observé plus tôt.
« Ah oui, c’est un sex-shop. »
Je tourne les talons et je continue ma balade. En marchant, je constate que l’endroit est drôlement varié : « Sex-shops, vêtements pour weshs, sex-shops, vêtements pour weshs… »
Devant un magasin, je vois deux mannequins blacks. Drôlement bien fait dis-donc, j’aurai presque juré que c’était des vrais blacks. Oh, y’en a un troisième là ! Il bouge la tête ?! Mmmmh… c’est un vrai black.
Je continue ma marche. Et là que vois-je ?! Un magasin de DVD ?!! (Y’a marqué DVD-Shop en haut.) Et il est ouvert ?!!! Je ne rentrerai p’tête pas chez moi avec un nouveau sac, mais au moins j’aurai trouvé mon dvd de Batman le défi !
D’un bon, j’entre.
Mmmmh, l’endroit fait penser à Toys Rus, mais en plus p’tit. Oh ! Les dvd, je jette un œil.
« Elle est jolie cette fille sur la pochette. »« Heu… celle-là est peu vêtue. » « Hey, elle est en train de se faire…»
Ah ce moment, un nouveau déclic me vint : « Ils ne vendent p’tête pas Batman ici. »
Je sors, mais avec beaucoup de prudence. J’espère que personne ne m’a vu entrer.
En face de moi, un autre sex-shop. Et c’est en voyant un mec sortant, l’air souriant et sacs remplis plein les bras que je m’dis que personne ne m’a vu, car tout le monde s’en fout.
Je retourne à la gare pour la peine.
Arrivé là bas, je vois au loin une fille charmante comme tout. Une envie naquit en moi « Je sens que j’vais me faire une gâterie avec mes sous. »
Je m’dirige alors vers elle, et achète deux donuts à cette boulangère.
C’est bon ça les donuts.


